Henri Colpi

  • de

ROGER DADOUN

Ce que nous lisons ou entendons toujours concernant Panait Istrati nous confirme dans le sentiment qu’il y a chez écrivain, pour beaucoup de lecteur, critiques et commentateurs, un pathétique qui ne parvient pas à passer, qui reste inassimilable, qui forme comme une tache aveugle ou un point de butée d’où surgirait, par ricochet, l’image dévalorisée d’un Istrati par trop passionné, trop véhément, emporté, violent – inquiétant !

Nous savons combien il est de bonton et de bon goût, de mettre une sourdine à ses «passions», sourtout politiques et idéologiques. Cela pourrait être un principe de sagesse – c’est en fait un mécanisme de mystification. Les mass-media ont joué en ce sens un rôle décisif, qui s’exprime par cette règle implicite ou  proclamée: il faut dépassionner le débat. Différentes personnes  étant réunies, autour d’un micro ou face à une caméra, pour traiter d’un thème plus ou moins conflictuel, il est recommandé, impérativement, de faire preuve de courtoisie, d’aménité, de mesure, de sang-froid, de calme. Il peut être questions des réalités les plus atroces: extermination dans des camps de morts et des goulags, ássassinats, tortures, masacres, famines, destructions de toutes sortes et déshumanisation de toutes natures – il convient qu’elles ne soient évoquées qu’avec le sourire et urbanité; et alors même que d’effroyables mises à mort s’effectuent pendant l’heure des discours, on exige que ceux-là même qui, cyniquement, s’ingénient à camoufler ou à défendre les bourreaux et les tueurs soiemt traités en honorables interlocuteurs et en personnes à la belle et intraitable moralité. Cette censure ou cette autocensure émotionnelle est une tromperie redoutable sur le réel, puisqu’elle donne et entretient l’impression que tout se vaut, et qu’il est toujours possible de s’entendre …

On sait que Panaït Istrati ne l’entendait pas du tout de cette oreille. Une des qualités éminentes de son écriture est la franchise: pour désigner le réel tel qu’il le perçoit, il s’efforce d’employer les termes les plus exacts, les moins apprêtés, les plus crus. Métaphores, euphémismes, litotes, approximations n’entrent pas dans sa manière, quand il livre son témoignage sur l’Union Soviétique dans Vers l’autre flamme, il parle  de « vermine », de « régime pourri » , « d’ignoble racaille », du « comble du banditisme et de la terreur », de « l’horreur » et encore de « l’horreur » … tout un lexique qui lui vaut de féroces et durables inimitiés, tout particulièrement de la part des intellectuels compagnons de route qui composent ce qu’il nomme la « galerie soviétique ».

Remarquable paradoxe de l’homme et de l’écrivain Istrati, que l’on a tendance à considérer comme un être tout d’une pièce: l’intransigeance et la brutalité du langage n’excludent en aucune façon, chez lui, une capacité à nuancer à l’extrême ses appréciations. Le système de valeurs, plus spontané qu’élaboré, où il inscrit les hommes, les événements, les objects, le monde, se déploie comme une gamme de différences fines, où même les antagonismes se fondent en subtils dégradés. C’est pourquoi, malgré les apparences, une lecture des textes d’Istrati ne saurait être rien moins que naïve; elle exige une attention … fine qui nous prévienne qu’un seuil a été franchi, qu’un passage vient d’ être  effectué – et que l’on est passé du noble à l’ignoble ou inversement (mais ne laissons pas échapper les traces: dans l’ignoble, le noble survit encore, et dans le noble se concocte l’ignoble!), du bon au mauvais, de l’amour à la haine (mais ne faut-il pas, comme on hainaime tant aujourd’hui, parler d’hainamour ou d’amourhaine?), du respect humain à la terreur inhumaine. La séduction que peut exercer un texte d’Istrati s’apparenterait à la vision d’un arc-en-ciel: on perçoit l’ensemble, dans son unité lumineusse et franche, et l’on suit néanmoins, dans cette figure cohérente et ferme, les mille irisations et imprévisibles mouvances. Que l’on néglige nuances et mouvances, et voici Istrati pourtraituré en photographe manichéen; que l’on affadisse la violence des contrastes et l’âpreté des antagonismes, et voici Istrati pavané en rhétoriqueur de l’ambiguïté.

Même lorsqu’il est question des réalités les plus éprouvantes, les plus massivement épouvanables, Istrati exerce sa vigilance sur des différences que l’on a tendance à escamoter, et qui deviennent, sous sa plume, singulièrement éloquentes. L’exemple le plus saisissant a trait à la distincion que l’on peut faire entre stalinisme et fascisme. L’inscription du stalinisme ou du communisme dans la classe des totalitarismes fascistes ne  répugne pas seulement aux communistes, ce qui va de soi, mais  une bonne part aussi de ceux qui se réclament de la gauche, comme à une part non négligeable de la droite, voire de l’extrême-droite (dont certains porte-parole disent préférer porter la casquete de l’armée soviétique plutôt que de s’abriter sous la bannière étoilée). Or, non seulement Istrati pratique cette identification, mais il n’hésite pas à l’effectuer au détriment du communisme. Il fallait, à l’époque, plus que du courage pour établir, comme il le fait dans l’article paru à titre posthume dans Cruciada du 30 mai 1935, la sinistre hiérarchie dans la terreur, qu’il expose en ces termes:

            « Puisque de purs intellectuels français ont adhéré à la terreur communiste et qu’ils veulent l’imposer au monde, je reconnais à mes compatriotes le droit d’adhérer, eux, à la terreur fasciste et je déclare que des deux terreurs, la dernière est la moins inhumaine et la seule qui n’engage en rien la responsabilité de la classe ouvrière puisque le fascisme ne prétend pas gouverner « par le peuple » ni « au nom du prolétariat » comme le communisme ».

            De toute évidence, Istrati ne prend nullement parti pour ce qu’il appelle, très exactement et très crûment, « la terreur fasciste »  (qui, à l’époque, était encore loin d’être évidente pour tous); ce qu’il cherche à marquer, c’est une différence, qui lui permet de débusquer, de détacher la spécificité du totalitarisme stalinien, qui est de prétendre s’excercer « au nom du prolétariat » ; et l’on sait les ravages qu’une telle mystification a  provoqués et qu’elle continue de provoquer. Par ailleurs, s’il reconnaît à autrui « le droit d’adhérer », nul lecteur d’Istrati n’ignore qu’un de ses textes les plus significatifs et les plus percutants a pour titre: « L’homme qui n’adhère à rien », publié dans les « Documents annexes » de Vers l’autre flamme. C’est dire qu’avant de faire « adhérer » Istrati à quoi que ce soit (serait-ce la valeur la plus suprêmement estimable !), la simple loyauté impose que l’on tienne compte, dans son pouvoir de détermination et dans toutes ses implications, du principe du « n’adhérer à rien » qu’Istrati a posé comme fondamental. Ce méthodique de Descartes, qui lui fait faire table rase de touses les croyances et de tous les jugements, afin de pouvoir s’engager dans une vision toute nouvelle de soi ( «je pense, donc je suis» ) et du monde. Comme le doute cartésien, le «n’adhérer à rien» d’Istrati est un moment négatif qui débouche dans une pleine et féconde positivité.

            Dans le principe istratien de non-adhérence se rassemblent et se condensent des compétences multiples et essentielles: il fonctionne comme règle d’hygiène mentale, en ce qu’il contribue à désencombrer l’esprit des croyances toutes faites, des stéréotypes, des idées reçues, des habitudes, de toutes ces mucosités qui alourdissent le fonctionnement de l’esprit; il définit une ligne rigoureuse de recherche intellectuelle, en préservant une mobilité constante de l’intellect, en privulégiant son dynamisme aux dépens de ses productions, en valorisant sa prarité aux dépens de sa suffisance; il peut enfin et surtout s’identifier à une loi morale primordiale, à un principe éthique susceptibile de servir d’axe organisateur et directeur à un projet d’exitence qui s’efforcerait de maintenir le sujet à l’écart des agglutinations de groupe – sociel, politique, culturel ou autre – et inflexiblement rebelle aux séductions des sustèmes idéologiques, ce qu’Istrati exprime dans «L’homme qui n’adhére à rien» par cette formule: « ma foi de toujours: la révolution d’un seul ».

            Une éthique de la non-adhérence n’est pas chose facile, même pour ceux qui sont désireux de suivre Istrati aussi loin que possible dans les voies qu’il trace (et certains ont peut-être tendance à transformer la non-adhérence d’Istrati en adhérence à Istrati!). c’est qu’un tel principe donne le vertige: il ouvre devant le sujet, et dans le sujet lui-même, un vide effrayant, où vient basculer le système de relations qui assure son identité et sa permanence. N’adhérer à rien, c’est se couper de son groupe, de sa communauté, c’est-à-dire du milieu social nourricier: c’est se couper de ses objets d’amour ou de haine, des êtres le plus chers comme les plus détestés; et c’est aussi introduire des coupures à l’intérieur de soi-même, si l’on admet que le Moi ne soit pas un bloc monadique compact et homogène, mais une construction précaire, vacillante, qui ne tient et ne persiste que dans la mesure où les différents facteurs qui la constituent consentent à adhérer les uns aux autres dans cette structure cohésive qu’est la conscience de soi. Tandis que le pathétique istratien conservait un pouvoir de trouble et de bouleversement appréciable et efficace, la non-adhérence semble ne devoir aboutir qu’au nihilisme, c’est un processus proprement exténuant, étreintant.

            Procesus d’autant plus pénible à reconnaître qu’il ne cadre pas avec l’image prévalente que nous avons d’un Istrati véritable blason d’adhérences: aux groupes politiques où il milita, aux amitiés intenses qu’il entretient, aux projets idéologiques et politiques qu’il exalta, aux relations amoureuses d’une grande ferveur, aux pratiques d’écrivain et d’homme de culture qu’il privilégia, et à la Terre toute entière, qu’il sut aimer. Dans la citation donnée plus haut, il dit bien, lui-même : « ma foi de toujours » – et il n’est pas déplacé ici de remarquer qu’au mot « foi », André Chouraqui, dans la traduction roiginale qu’il propose du Nouveau Testament, sous le titre Un pacte neuf (Brepols, 1984), substitue le mot « adhérence » : ainsi est marquée la relation de coincidence, de fusion, de « collage », devrait-on dire, d’agglutination, entre le fidèle et l’object de sa foi. Or, c’est ce type de relation, qu’il connaît bien pour s’y investir avec tant de passion, qu’Istrati remet en question par son éthique de la non-adhérence. Le « pathétique » istratien pouvait conduire à un « collage » sentimental plutôt affadissant et aliénant (c’est l’orientation que prend sa relation avec Romain Rolland), à une « adhésion » politique vouée au sectarisme (c’est l’orientation que prend, au début, son enthousiasme pour la révolution bolchevique), enfin à une « foi » ou une « adhérence » de type religieux, érigeant en object fétiche un Etre Suprême, qui pouvait être aussi bien Dieu que la Nature ou l’Humanité.

            Le principe istratien de non-adhérence désamorce tous ces troubles élans – sans porter atteinte, croyons-nous, à la qualité intrinsèque, à l’énergie vitale qui les porte et les nourrit. La comparaison avec le doute de Descartes peut encore nous servir: Descartes doute de tout, mais cette pratique du doute est portée par un mouvement plus profond de penséé (car douter, c’est encore penser – au moins penser que l’on doute!), qui aboutit à l’être. De même, Istrati n’adhére à rien; mais cette pratique de la non-adhérence est portée par un mouvement plus profond, celui qui permet au sujet de désadhérer, de  désinvestir, de décoller de ses objets, de prendre ainsi de la distance, du champ, de la légèreté – de sorte que, d’une certaine manière, ce mouvement devient à lui-même son propre objetet, si le paradoxe n’est pas trop choquant ou subtil, qu’il est adhérence à lui-même en tant que non-adhérence. A moins de l’aménager un peu pour l’appliquer à Dieu, une telle définition ne saurait valoir pour autre chose que pour le mouvement de la vie dans son essence, ou pour ce quelque chose que la philosophie bergsonienne nommait l’élan vital, ou pour cette autre et même chose que la vision reichienne nommait l’énergie orgastique, ou encore pour « cela » que cherche à atteindre la philosophie bouddhique dans le Nirvana qui n’est ni néant ni nihilisme, mais très exactement la pratique du « n’adhérer à rien » …

            A l’étrange formule employée par Nikos Kazantzaki pour définir son ami Panaït : tu es un « athlète religieux », nous pouvons maintenant, en conclusion, donner sa plénitude de sens, plus peut-être que n’aurait accordé l’écrivain grec. D’abord, grâce précisément à la non-adhérence, nous débarassons « religieux » de toute substance banale et grégaire de religiosité, de soumission à quelque église que ce soit; le terme « athlète » ne renvoie pas à une volonté de rivaliser et gagner (contre la verbosite cynique et prétentieuse des acharnés « gagneurs » d’aujourd’hui, Istrati défend la position périlleuse et angoissante du « vaincu » (Confession pour vaincus ), ni à la réalisation d’une performance brillante (devenue l’obsession contemporaine omniprésente); il nous semble désigner avant tout une mobilité originaire, l’élan d’énergie primordiale qui préside au surgissement de la vie, et le mouvement même de la vie dans son effort et sa lutte (atlos, en grec, veut dire « lutte » ) pour s’affirmer et persévérer dans son être. L’imagerie chrétienne traditionnelle faisait des « athlète religieux » les martyrs de la foi , les humbles servants et victimes d’une puissance qui les dépassait, transcendante. Avec Istrati, en revanche, le « religieux » réintègre et se fond dans le mouvement de la vie, il désigne ce mouvement en tant que valeur suprême, irréductible à toute autre et à toute forme de pouvoir quelle qu’elle soit, et que l’individu doit rechercher, établir et cultiver – « révolution d’un seul » – au plus profond de lui même.

            Panaït Istrati: solitude du coureur de fond, tuberculeux, qui ne voit ni le fond ni la fin, préservant ainsi une éternelle inquiétude, où viennent se briser certitudes et adhérences, mais qui donne aussi à tous les liens de la quotidienne humanité leur éclat éphémère et miraculeux, tel un refrain de Nerrantsoula ou un « lever du soleil » sur la Méditerranée …

Henri Colpi

Istrati, le cinema et la politique

Le destin littéraire de l’écrivain Istrati est inseparable du destin politique de l’homme Istrati. Il semble bien que le destin cinématographique d’Istrati ait suivi un chemin parallèle à celui de son destin littéraire.

Dans les années vingt, Panaït Istrati s’impose en tant que grand écrivain roumain d’expression française. Sa gloire soudaine s’étend rapidement à l’Europe entière. Lorsque le Gorki des Balkans effectue son voyage en Union Soviétique en 1928, il y est fêté, honoré, salué. Et déjà, comme une sorte de consécration, on est en train d’y tourner un film d’après l’une de ses oeuvres. En effet, Kyra Kyralina est un film muet soviétique de 1928.

Je ne sais pas ce qu’en a pensé Istrati. Je ne sais rien de ce film. A-t-il seulement été présenté en France ? Jen e le crois pas. Apparemment, il n’a pas fait date dans l’histoire du cinema. Ou bien, qui sait? A-t-il été occulté.

Car, dès 1929, dès « Vers l’autre flame », Istrati deviant un traître, un renégat, une vipère lubrique. Il a osé, le premier, émettre un doute, plus qu’un doute, sur le paradis des travailleurs. Il sera décrié, honni, vilipendé. Il mourra dans le plus total discredit. Qui donc se serait soucié de porter l’un de ses récits à l’écran? Ses ouvrages sont épuisés, pratiquement introuvables, en tout cas jamais réédités. La longue nuit istratienne est tombée. Elle durera longtemps. Mais, peu à peu, l’obscurité se dissipe, le voile se déchire, le purgatoire prend fin. Allez même  savoir si ce n’est pas d’abord cinématographiquement que Panaït Istrati renaît à la notoriété. En 1957, alors qu’il semble au plus profound de l’oubli, alors qu’aucune de ses oeuvres ne connaît le bonheur d’une réédition, ni en France ni en Roumanie, voilà qu’un cineaste français, Louis Daquin, cineaste communiste de surcroît, effectue le voyage de Bucarest pour y tourner, avec l’appui des autorités officielles, Les chardons du Baragan. C’était là un signe manifeste que Panaït Istrati était sur le chemin de la rehabilitation, aussi bien devant, que derrière ledit rideau de fer. En tout cas à ma connaissance, cette realiçation de Louis Daquin constituait le premier film parlant tiré d’un ouvrage d’Istrati.

En 1962, je devais à mon tour prendre la direction de la Roumanie pour y assurer la mise en scène d’un troisième écrit d’Istrati, Codine en l’occurrence. Le producteur français avait primitivement envisagé de tourner en Turquie pour d’obscures raisons financiers. Passant incidemment par Bucarest, il fut sollicité par des responsables roumains qui suggérèrent: « Pourquoi ne tourneriez-vous pas chez  nous? »C’était la prevue, une fois encore, qu’Istrati revenait, lentement, mais sûrement, dans les bonnes graces de tout un chacun. Infime detail, mais detail révélateur: mon producteur ne possédait qu’un seul et unique exemplaire du roman d’Istrati, celui d’ailleurs des Editions Grasset. Ce n’était nullement pingrerie, mais impossibilité d’en dénicher un autre specimen.

Bref, Codine devint un film sur les bords du Danube, à Braïla, dans les lieux mêmes que Panaït Istrati avait décrits. Il remporta un beau succès, et de public et de critique au festival de Cannes 1963 et fut récompensé par un étrange « Prix du Scénario ». Prix de l’adaptation aurait mieux convenu pour un roman de 40 ans d’âge. J’imagine que le Jury avait tout simplement voulu distinguer une belle histoire bien racontée.

Codine  fut un échec commercial en France. Ce qui coupa l’herbe sous les pieds à un projet qui m/était venu en tête: tourner, de trois ans en trois ans, un episode de la vie d’Adrien Zograffi, en profitant de la croissance naturelle de mon jeune comédien. Et rien n’aurait spécialement interdit de délaisser parfois la vie pour s’intéresser aux récits d’Adrien Zograffi. Quelle verve dans ces rits ! Et quels  personages ! «Oncle Anghel » aurait succédé à «Domnitza de Snagov»et les « Haïdoucs » se seraient présentés les uns après les autres.

Au lieu de quoi, rien. Le desert cinématographique a continué à graviter autour de Panaït Istrati. Néanmoins, après plus de vingt ans, un film, Kyra Kyralina, co-production entre la Grèce et la Roumanie, nous est annoncé après un accouchement mouvementé, avec un tournage retardé, abandonné, repris et, semble-t-il, enfin terminé. Formons des voeux et attendons.

Henri Colpi

Cinéaste, réalisateur des films : Une aussi longue absence, 1960; Codine, 1962, à partir de l’oeuvre de Panaït Istrati; Mona, l’étoile sans nom, 1965; Heureux qui comme Ulysse, 1969; L’île mystérieuse, 1973, oeuvre réalisée avec Barden.

Roger Dadoun

Maître de conférence, Université de Paris VIII, Département de Littérature. A publié notamment : Cent fleurs pour W.Reich (Payot) ; Freud (Belfond) ; Psychanalysis entre chien et loup (Imago).

Producteur à France-Culture : séries sur W.Reich, Ch. Péguy, G.Orwell, Recherches actuelles sur Psychanalyse et politique.

Sergio Sacchi

Chercheur à l’Université de Trieste, s’est d’abord intéressé à Rimbaud, Maupassant, Ségalen et Cendrars.

A travers une recherche sur les témoins français de la révolution bolchevique : Pierre Pascal, Victor Serge, André Gide, Céline et Boris Souvarine notamment, S.Sacchi est arrivé à Istrati. A récemment consacré une communication à « Vers l’autre flamme » (colloque « Révolte et révolution », Gênes, mai 1985) apres avoir présenté l’ensemble de l’œuvre d’Istrati lors d’une conférence tenue à Trieste en février 85. vient de publier un article sur Istrati dans le numéro de juin 85 de la célèbre revue « Alfabeta »

Alexandre Talex

Journaliste, écrivain roumain, ami d’Istrati, ami et dernier compagnon de Panait Istrati. Assure l’édition complète des oeuvres d’Istrati en  Roumain (cf. La revue annuelle Cahiers Panait Istrati, décembre 1985). A publié chez Gallimard (coll Blanche) en 1984 Le Pèlerin du couer, pages autobiographies qu’il a recueillies, choisies, présentées. Nombreuses études sur la vie et l’oeuvre. Grand Prix Istrati 1985 de l’Union des écrivains de Roumanie. Principal artisan de la renaissance d’Istrati en Roumanie et en France. Nombreuses études sur Istrati ; assure ;’édition des œuvres d’Istrati en roumain. Cf. notamment : P.Istrati, Cum am devenit scriitor, scrisul Românesc, 1981, réédité en 1985 par les éditions Minerva ; Chira Chiralina, Editura Minerva, 1982 ; Viaţa lui Adrian Zografi, Editura Minerva, 1983 ; Neranţula şi alte povestiri, Editura Minerva, 1984 ; Amintiri, evocări, confesiuni, Editura Minerva, 1985.

Panaït Istrati, Le Pèlerin du cœur, Gallimard, 1984, édition établie et présentée par Al. Talex

Cristian Golfetto

            Ami et principal collaborateur de Marcel Mermoz durant ses dernières années. Secrétaire général de l’Association des Amis de Panait Istrati et président de la Fondation Panait Istrati. Depuis 1985, directeur de publication de la revue annuelle Chaiers Panait Istrati.

Jean Hormière

            Professeur de lettres à Saarbrcken.